Ecriture et édition : par où commencer ?

Salut tout le monde !

Après de nombreuuuuuuuses demandes sur le sujet, je sors la tête de la promotion de mes 2 nouveaux album Fadya et le Chant de la rivière et les Lumineuses, pour écrire enfin ce post : il regroupe mes réponses aux questions que je reçois sur “comment être publié.e quand on propose une histoire/une histoire avec des personnages racisés ? par où commencer ?” etc. C’est un article non exhaustif, qui se base sur mon expérience et mes connaissances du monde de l’édition. Ne pouvant lire ou analyser au cas par cas chaque projet qu’on m’envoie ou pour lequel on me sollicite, sachez que je réserve ce type d’accompagnement via l’Afrolab, et qu’il vous sera bientôt possible de trouver des conseils plus poussés sur le site. Allez y jetez un oeil !

Ecriture, brouillon, confiance en soi… par où commencer ?

Sur ce point spécifique, j’ai réalisé un ive d’une heure sur le sujet “Ecriture 101” que vous pouvez visionner ici : https://www.instagram.com/tv/CAN4gHxIDI_/

Sur le fait d’évoluer en tant qu’autrice noire en France, j’en parle plus sur mon Patreon – abonnez-vous !

Comment choisir une maison d’édition ?

On ne le dira jamais assez, mais : renseignez-vous sur les lignes éditoriales des maisons d’édition ! Regardez leurs sites, leurs catalogues, leurs collections, les auteurs qu’elles publient, etc. Ca vous donnera une idée de ce qu’elles recherchent comme ouvrages. Qu’elle soit grande ou petite changera peut-être la force de diffusion, de communication et de distribution, mais pas toujours. Gardez simplement en tête que les plus grandes maisons sont aussi les plus sollicitées. Mais, plus que l’aspect commercial – qui n’est pas négligeable, certes -, je pense qu’il est aussi important d’avoir une certaine affinité avec la ligne éditoriale qui saura vous correspondre. Surveillez aussi les maisons d’édition naissantes, qui lancent des appels aux auteurs.trices.

De plus en plus de nouvelles structures s’organisent pour proposer une littérature diversifiée. Je pense notamment aux éditions Vox Eorum; Monstrograph; mais aussi aux éditeurs et éditrices indépendants qui veulent de plus en plus défendre de nouvelles plumes et casser l’homogénéité de la littérature française, entre autres. Bref, les réseaux sociaux tels que Twitter et Instagram sont de bons moyens pour suivre et trouver ces personnes.

Ca veut dire quoi ? Ca veut dire qu’il faudra forcément passer du temps à chercher, à tendre l’oreille, à lire l’actualité du monde de l’édition, etc pour savoir où il serait plus pertinent de proposer votre manuscrit. Promis, ça vaut le coup !

Comment connaître mes droits en tant qu’auteur.e ?

Il y a heureusement de nombreuses associations d’artistes-auteur.e.s qui peuvent vous informer : la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, la ligue des auteurs professionnels, la fédération des associations des métiers du scénario, et j’en passe ! Renseignez-vous sur leurs sites et leurs réseaux sociaux, n’hésitez pas à les contacter également si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez. A noter que le cadre légal autour de l’activité des auteur.e.s est en pleine transformation, donc documentez-vous également sur l’actualité des revendications des artistes-auteur.e.s ! (Oui, même si ça donne mal à la tête…)

Ai-je mon mot à dire sur la promotion du livre ?

La plupart du temps, oui, pour la simple et bonne raison que c’est vous qui allez devoir le défendre, plus que l’éditeur.ice lui-même, et que personne n’en parlera mieux que vous. Toutefois, ce sont des éléments à discuter aussi avant la signature du contrat avec l’éditeur.ice. N’hésitez pas à lui demander comment s’organise la promotion de leurs ouvrages, les évènements auxquels ils assistent ou non… Ca peut sembler tâtillon, mais ça évitera toujours des malentendus et des frustrations !

Penses-tu que le féerique est plus adapté pour traiter d’un thème de société ?

Je pense que c’est un choix très personnel à faire, et que c’est une question d’affinité avec l’histoire qu’on veut proposer. Par contre, dans le cas d’une discrimination qu’on souhaite dénoncer, je pense qu’il y a des écueils à éviter comme le fait de reproduire fidèlement les éléments violents d’une discrimination. Il y a un équilibre à trouver quand on veut livrer un message émancipant et/ou valorisant 🙂

Où dois-je m’adresser afin d’obtenir des étude de marché sur la potentialité de mon projet ?

Dans le cas des livres, je ne sais pas ! Je pense qu’il faut surtout évaluer ce qui existe déjà dans le créneau de votre projet, mais j’avoue ne pas avoir plus d’éléments de réponse.

A combien d’exemplaires juge-t-on un succès pour un livre jeunesse en France ?

Ca dépend du genre de l’ouvrage (roman jeunesse, Young Adult, un album ou un livre d’éveil), mais en général, on dit qu’un livre a une belle vie quand il dépasse les 500 exemplaires vendus (ça a peut-être changé ?).

Et si vous souhaitez compléter ce post avec des vidéos sur l’édition plus concentrées sur l’aspect pratique, il y a le compte de Yeah Cy.


Voilà, j’espère que ce post aidera un peu, bien qu’il soit subjectif 🙂 Vous avez des questions générales et elles ne sont pas dans l’article ? Postez-les en commentaires, j’essaierai d’y répondre.
Enfin, si vous êtes une femme afrodescendante et que vous souhaitez être accompagnée dans votre projet, tentez votre chance pour remporter un accompagnement sur mesure (qu’il soit littéraire ou autre, d’ailleurs) via nos appels à projets annuels sur Afrolab (les candidatures de cette année seront clôturées le 2 décembre 2020).

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