Pourquoi la gentrification est un enjeu afroféministe ?

Hello tout le monde,

Malgré une année chargée, on reprend le blog avec une nouvelle série d’articles : “Pourquoi X est un enjeu afroféministe ?”. Cette série d’articles aura pour but de souligner certaines dimensions de l’afroféminisme, qui souffrent d’invisibilité, à mon humble avis, et qui permettra d’explorer certains sujets.

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A force de lire de l’afrofuturisme et de m’intéresser à la mutation des villes, j’en suis venue à me demander pourquoi l’avenir radieux présenté lorsqu’on parle d’une capitale sans essence, à base de voitures autonomes, est tout d’un coup moins sexy quand on parle de la gentrification qui va avec. Aujourd’hui, je vais donc vous parler voitures autonomes, afroféminisme, Paris du futur et gentrification.

Et je vais même vous montrer qu’il y a un lien.

C’est quoi la gentrification ?

Sur le site “Les mots sont importants” – que je vous invite fortement à lire – on peut trouver la définition suivante, explicitée dans l’essai Good Neighboors de XXX qui tente d’établir les différents éléments contribuant à ce phénomène :

La gentrification, c’est-à-dire la réhabilitation de quartiers anciens et dégradés au fur et à mesure que des ménages plus aisés s’y installent, est une des manifestations criantes des inégalités qui marquent ce début de siècle. Parce qu’elle touche de plus en plus de villes, de New York à San Francisco, en passant par les capitales européennes et maintenant sud-américaines, parce que la transformation des commerces et le changement des modes de vie réorganisent brutalement les espaces publics, elle ne passe pas inaperçue. Les minorités raciales et les classes populaires sont reléguées toujours plus loin ou, pour les plus pauvres, dans les interstices insalubres des villes.

Mais si l’inquiétude croît c’est aussi parce que les classes moyennes, qui dépensent pour se loger une part toujours plus importante de leurs revenus, ne sont plus épargnées. Le slogan du « droit à la ville » semble moins que jamais d’actualité dans les grandes agglomérations de la planète.

L’arrivée de riches propriétaires soudainement attirés par des quartiers longtemps stigmatisés suscitait récemment la colère du célèbre réalisateur Spike Lee, grandi à Fort Green, un quartier populaire de Brooklyn. Réagissant avec virulence à un article du New York Times qui évoquait les aspects positifs de la gentrification, Spike Lee se demandait pourquoi l’amélioration des écoles, de la police ou encore du ramassage des ordures n’intervenait que quand les Blancs arrivaient [1]. Et de fustiger le manque de respect chez ces ménages prétendant avoir « découvert » le quartier.”

“(…)Si certains font de la ville le lieu aujourd’hui central de l’exploitation capitaliste [2], il existe donc d’autres manières, plus complexes, de penser les liens entre la question spatiale et la structure sociale. La première concerne la manière dont la mobilisation des groupes privilégiés s’opère à travers l’espace local. A côté du monde professionnel qui définit, en grande partie, les statuts sociaux, les classes moyennes supérieures progressistes se sont organisées dans les associations locales des quartiers qu’elles ont investies. C’est là, dans l’espace de quelques pâtés de maison, dans des dîners organisés entre voisins ou dans les jardins publics où ils se croisent que les Bostoniens se sont rencontrés pour faire advenir le « South End de la diversité ». Dans la proximité de leurs habitations, dans les conversations, en apparence triviales autour des maisons à rénover et des parcs à entretenir, des manières de transformer le quartier, de voir le monde, et donc de traiter les autres groupes sociaux se forment et circulent.

Les identités de classe se construisent par conséquent à travers un rapport à l’espace qui ne se limite pas, pour les plus riches, au maintien de la ségrégation résidentielle et à la mondialisation généralisée. L’attachement au quartier résidentiel du « bon voisin » fait en effet voler en éclat le cliché des « élites mondialisées » voyageant d’un grand hôtel à l’autre, et retrouvant indifféremment leurs marques dans des espaces internationaux créés pour elles. Les habitants de ces « quartiers mixtes » dépensent non seulement de l’argent, mais aussi un temps et une énergie considérables pour maintenir ce « capital d’autochtonie » patiemment construit à l’intersection des sphères philanthropiques, commerciales et politiques.

Contrôler les allées et venues dans les espaces publics et investir ces derniers en compagnie d’animaux domestiques, plonger dans le passé pour écrire l’histoire officielle du quartier, examiner dans le détail les projets immobiliers, mettre en scène sa générosité lors de soirées caritatives et surveiller sans relâche les horaires d’ouverture des restaurants : le contrôle de son quartier exige un surcroît d’investissement. Car non seulement cette entreprise morale rencontre des habitants porteurs d’autres normes et d’autres intérêts, mais elle implique aussi de socialiser les nouveaux propriétaires aux dangers et aux vertus de la diversité, et de leur inculquer la tolérance sociale de rigueur, comme ses limites.”” source

Ce qu’il faut retenir ici, c’est que la gentrification est souvent dépeinte – à tort – comme étant le résultat unique du capitalisme.  Plus qu’un phénomène aux causes économiques, la gentrification est le produit de mutations à plusieurs échelles, mais résulte aussi de la mobilisation d’un groupe dominant dans un contexte spatial donné. C’est donc l’organisation de ce groupe qui définit les usages de tout un quartier. Un peu comme créer un nouveau microsystème…

Gentrification et ghettoïsation

Bien évidemment, ce microsystème n’est pas arrivé là tout seul. Le développement des usages d’une communauté X est favorisé par la manière dont est conçu un quartier. C’est donc le résultat d’une politique urbaine choisie et pensée. Le meilleur exemple pour comprendre ce processus est le ghetto. Comme l’explique Jérome Monnet, dans Le risque de ghetto dans la ville de demain: le paradoxe du labyrinthe, le concept même du ghetto visait historiquement à regrouper et exclure un groupe racisé :

“La conceptualisation du ghetto a connu un mouvement qui nous a amené, au cours du 20e siècle, à reprendre le toponyme qui désignait les quartiers de Venise où les juifs furent requis de résider au 16e siècle. Il s’agissait d’un enfermement légal et physique imposé par la société englobante à une de ses composantes. C’est en ce sens que fut opérée la première réappropriation scientifique puis politico-médiatique du terme, au sujet des espaces d’enclavement des Noirs dans les villes états-uniennes (figure 1). Mais à partir de la dénonciation par certains chercheurs des « gated
communities » dans les années 1980, la notion a été étendue à des situations d’auto-enfermement, voire à toute dynamique d’homogénéisation socio-économique, comme lorsqu’on parle de « ghettos de riches »(figure 2).
Avec le temps, il y a donc eu un glissement du terme dans d’autres domaines, comme la presse. Mais la définition recouvre bien une réalité légale et spatiale :
Les différentes conceptualisations ont en commun l’idée d’un enfermement, caractérisé essentiellement par des dispositifs de séparation physique (murs, grilles, portes, impasses) et juridique (définition de qui est ayant-droit ou non, « in » ou « out »), indépendamment de la question de savoir si cet enfermement est subi ou choisi. Mais soulignons que l’extension récente de la notion de ghetto aux situations d’autoenfermement efface une dimension essentielle de l’acception historique, qui désignait
une situation d’exception et un régime socio-spatial « extra-ordinaire » créés par une société mais qui ne s’appliquaient qu’à une partie stigmatisée de sa population.
On retrouve notamment cette rhétorique dans l’invention des “no go zone” après les attentats, comme expliqué ici. En effet, c’est sans surprise que des villes telles que Bobigny, ou Aulnay-sous-Bois, apparaissent dans cette liste fantasmée par des journalistes anglosaxons sur les “endroits où il ne faut pas aller”.
Ainsi, des politiques urbaines dessinent la carte des espaces et encouragent l’exclusion de populations minorisées, tant par les espaces qui leur sont donnés que par un imaginaire médiatique raciste. Il serait donc un peu naïf de croire que la gentrification, tout comme la ghettoïsation sont leurs propres moteurs… C’est aussi une des conclusions de Jérôme Monnet sur “la ville de demain” :
La ville de demain héritera des ghettos que nous créons ou reproduisons aujourd’hui. Nous y verrons l’éventail complet des situations sociales: tant économiques (de l’extrême richesse à l’extrême pauvreté, du formel à l’informel) que culturelles (cosmopolitisme, multiethnicité, modes de vie électifs) et légales (citoyenneté complète
pour les nationaux, restreinte pour les étrang
ers en situation régulière ou déniée aux
sans-papiers). Il y aura des processus d’exclusion et de marginalisation, des logiques marchandes d’enfermement des plus pauvres dans des espaces de relégation où le marché immobilier leur donnera accès à des logements dégradés et dont ils ne pourront pas sortir pour aller ailleurs car ils n’auront pas accès aux emplois qui le leur permettraient. Il y aura des logiques d’auto-enfermement de la part de groupes qui arriveront à créer des espaces de contrôle de leur environnement matériel et de leur mode de vie.source

C’est quoi le rapport avec l’afroféminisme ?

Prenons maintenant le marché du logement; ajoutons les discriminations à l’accès au logement du fait du groupe ethnique, du genre, et de la classe sociale d’une femme, et vous obtenez un parfait cocktail d’oppressions systémiques touchant l’accès des femmes noires précaires aux logements, qui plus est célibataires, et/ou mères, etc.

Nous l’avons vu plus haut, la gentrification repousse l’accès au logement en terme de distance (acheter de plus en plus loin du centre de la capitale, voir des quartiers historiquement mixtes et populaires s’embourgeoiser, et avec une population majoritairement blanche…). Une étude approfondie sur le cas des Etats-Unis donne une vue d’ensemble sur l’impact de la gentrification sur des individus vulnérables et minorisés :

Regarder la question complexe de la gentrification à travers une lentille féministe aide à découvrir à quel point elle est multiforme; en ce sens que l’embourgeoisement implique l’oppression, la marginalisation, le déplacement de populations vulnérables, en particulier les femmes et les enfants qui sont souvent déjà négativement affectés par les effets du classisme, du sexisme et du racisme. La gentrification menace d’éroder les communautés et les moyens de subsistance maintenus par ces femmes parce que leur déplacement devient une condition préalable à la transformation totale de la région.source

De plus, le caractère systémique de la gentrification et du mal-logement s’explique notamment par  ces mutations d’espaces géographiques. C’est ce qui explique que les endroits concernés par le mal logement ont souvent le même type d'”incidents”.

source : http://philippecaro.over-blog.com/2014/06/incendie-a-aubervilliers-le-mal-logement-tue-encore.html

https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26357

Alors, quel est le futur d’une région parisienne traversée par des inégalités de plus en plus fortes quand il est question d’y habiter – même dans le futur ?

Le futur, c’est cool… seulement sur le papier ?

Il y a quelques années, on parlait de la gentrification de Barbès avec l’ouverture d’une brasserie aux prix exorbitants. L’ouverture de l’établissement a bénéficié d’un bad buzz, alimenté de débats de chercheurs autour de “qu’est ce que la gentrification, aujourd’hui ?”, etc.

Mais étrangement, quand on parle de villes futuristes, la gentrification disparaît un peu… On parle volontiers high tech, confort de vie, écologie salvatrice, et peut-être quelques critiques dignes d’un épisode de Black Mirror sans trop alarmer non plus. Peu de cas est fait des enjeux de la gentrification et de la ségrégation spatiale sur les populations racisées.

Prenons l’exemple de la voiture autonome. Selon Futura sciences, la voiture autonome se définit comme suit :

Une voiture dite autonome est équipée d’un système de pilotage automatique qui lui permet de circuler sans intervention humaine dans des conditions de circulation réelles.

La voiture autonome fait l’objet d’une concurrence virulente entre des compagnies automobiles traditionnelles, telles que Peugeot ou Tesla; mais aussi des compagnies high tech telle que Google. La course va à celui qui fabriquera la voiture avec un niveau d’autonomie de niveau 5 – c’est à dire nécessitant aucune intervention humaine.

Aujourd’hui, le véhicule le plus avancé a atteint le niveau 3 – donc, une sorte de pilotage automatique avancé, mais pas assez pour que tu dormes au volant durant un trajet Paris-Marseille. Pourquoi la voiture autonome est importante ? Outre le bouleversement des usages que représenterait l’accès à un tel véhicule, la banalisation d’une voiture autonome demanderait un redimensionnement de la ville urbaine, telle qu’on la connaît.

Exemple : l’usager qui fait une heure et demi de route pour venir travailler Paris intramuros, aurait la possibilité de dormir dans son véhicule autonome programmée vers sa destination. A supposer que le trafic ne soit pas aussi bouchonné que celui du périphérique, un tel confort soulagerait la fatigue de l’usager – qui dormirait dans sa voiture, voire s’occuperait -, et donc rendrait obsolète la nécessité d’être proche du boulot à tout prix. La notion de distance parcourue dépendrait non plus de la distance réelle, mais des moyens dont nous disposerions pour nous déplacer. Et quand la distance n’est plus un problème, pourquoi pas… vivre encore plus loin ? Vous l’aurez compris, les voitures autonomes, et autres modes de transport hypothétiques comme l’hyperloop, favoriseraient nos modes de vie, en réduisant le temps de circulation et l’épuisement qui en découle, et donc feraient évoluer certaines contraintes.

De facto, si la distance n’est plus une contrainte, la couronne de la région parisienne n’aurait plus de raison de se limiter à Ivry-sur-Seine, Neuilly ou Montreuil. Elle donnerait lieu au fameux étalement de la région parisienne dont on nous parle depuis des années ( et qui alimente déjà une extension du réseau de la RATP (ligne 17) en projet…).

Et qui dit étalement de la ville, dit gentrification.

A noter que :

  • l’exemple ici se focalise sur l’usage de la voiture autonome dans le cadre privé. D’autres problématiques se posent quant à l’usage de véhicules autonomes pour les transports en commun.
  • la gentrification a de nombreux facteurs, c’est pourquoi le processus n’attend pas les innovations citées pour changer notre environnement.

En d’autres termes, il s’agit d’analyser comment un discours pro high tech s’affranchit parfois – selon les interlocuteurs – des conséquences sociales, politiques et économiques sur le vécu des communautés minorisées, et sur les femmes noires en l’occurrence.

Afroféminisme, gentrification… quelles conséquences ?

Outre l’accès au logement, les mutations causées par la gentrification amènent également à une évolution des conditions de vie des populations locales, parfois aux conséquences dramatiques. Dans cet article de Slate, on a l’exemple de l’assassinat d’Alex Nieto, américain d’origine mexicaine, dans un quartier de San Francisco :

“Il y a un peu plus de deux ans, le 21 mars 2014, un habitant de San Francisco âgé de 28 ans, Alex Nieto, dont les parents avaient émigré du Mexique dans les années 1970, était criblé de balles par la police.

L’affaire ressemble à d’autres bavures policières sur fond de préjugés raciaux et, deux ans plus tard, les parents de la victime ont obtenu la tenue d’un procès au civil contre la municipalité et les policiers. Ils ont bénéficié d’un large soutien de la population locale, et ce procès est devenu celui des conséquences de la gentrification. Pour le Guardian, il s’agit peut-être d’un cas d’homicide par gentrification ou, formulé autrement, d’une conséquence de la manière dont les nouveaux habitants, des travailleurs de l’économie de la connaissance issus des couches supérieures, ont vu Nieto comme un intrus menaçant, dans un quartier dans lequel il avait pourtant passé toute sa vie.

Plusieurs stéréotypes semblent s’être conjugués et avoir abouti à une chaîne de réactions qui ont provoqué en dernière instance sa mort. L’article s’attarde sur le profil des habitants qui ont signalé sa présence à la police, alors qu’il était assis sur un banc dans un parc et mangeait des chips.”

Rappelez-vous, on évoquait déjà un imaginaire criminalisant les individus racisés comme dangereux, et ce sont les répercussions de cet imaginaire que l’on retrouve dans les quartiers gentrifiés; où se sont établis historiquement des populations racisées. Ils sont en proie aux mêmes tensions, enrichies notamment par un discours stigmatisant très médiatisé.

Qui est responsable de contrebande ? Qui fait du bruit dans la rue ? Qui est responsable de la saleté du quartier ? Les réponses à ces questions sont  d’ores et déjà modelées dans l’imaginaire collectif.

Ce qu’il faut retenir :

La gentrification est un enjeu afroféministe parce qu’elle est un des facteurs qui fragilise et continuera de fragiliser les femmes noires dans leur accès au logement et leur rapport à l’espace public. Nos individualités sont soumises à un marché du logement et une répartition de l’espace toujours plus inégalitaire, et nos corps noirs servent d’arguments pour estimer que tel quartier “n’est pas fréquentable/n’est pas sûre”, ou “est trop communautaire”, etc. Du côté anglophone, il y a des discussions dans les milieux black feminist sur le fait de pallier  à ces évolutions hostiles (sur le court terme) par des espaces de guérison, healing spaces. Il serait intéressant de voir quelles stratégies sont possibles en France, dans la capitale et en province.

Cet article pourrait encore beaucoup plus long – notamment sur l’instrumentalisation des corps des hommes noirs dans cet imaginaire -, tant le sujet est vaste et les ramifications nombreuses; mais je ne suis pas sociologue, les enfants, et beaucoup en parlent mieux que moi, alors n’hésitez pas à consulter les liens ci-dessous.

POUR ALLER PLUS LOIN :

→Sur le fait de dépassionner le débat et l expérience comme curseur ?
http://www.aaihs.org/who-we-talk-about-when-we-talk-about-gentrification/

→ Sur l’esquisse d une logique coloniale :

https://everydayfeminism.com/2015/12/gentrification-colonization

→Sur le lien entre gentrification et racisme systémique + ghettoïsation :
http://www.womensmediacenter.com/fbomb/race-and-gender-after-gentrification
https://medium.com/@AfroResistencia/its-true-gentrification-isn-t-the-new-colonialism-it-s-just-the-old-one-daf7e97a86f0
https://everydayfeminism.com/2014/09/gentrification-communities-of-color/
https://thefunambulist.net/architectural-projects/from-a-racist-imaginary-to-gentrification-tv-news-politicians-police-and-developers-in-molenbeek

→Sur le fait de créer des espaces de survie :
https://aag.secure-abstracts.com/AAG%20Annual%20Meeting%202018/abstracts-gallery/15264

→ Petit rappel de ce qui passe en région parisienne : en 2017, Anne Hidalgo annonçait que Paris serait en 2030, une ville sans voitures à essence. Ci-dessous, le programme à venir :

→Sur le processus de gentrification :
https://m.slate.fr/tribune/79254/seine-saint-denis-gentrification?amp
https://www.city-journal.org/html/french-coming-apart-15125.html

→ Sur son impact dans les rapports sociaux (+ scène de Nola Darling à ce sujet) :
https://m.slate.fr/story/115943/san-francisco-gentrification-peut-elle-tuer?amp

http://www.metropolitiques.eu/Gentrification-ou-ghetto.html

→ Sur l’esquisse d’une logique coloniale :

https://everydayfeminism.com/2015/12/gentrification-colonization

→ Sur le lien entre gentrification et racisme systémique + ghettoïsation :
http://www.womensmediacenter.com/fbomb/race-and-gender-after-gentrification
https://medium.com/@AfroResistencia/its-true-gentrification-isn-t-the-new-colonialism-it-s-just-the-old-one-daf7e97a86f0
https://everydayfeminism.com/2014/09/gentrification-communities-of-color/
https://thefunambulist.net/architectural-projects/from-a-racist-imaginary-to-gentrification-tv-news-politicians-police-and-developers-in-molenbeek

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